voyages d'aventure au plus près de la nature. Itinérance à pied, à vélo, en tandem...avec des enfants
Le volcan Vésuve
Arnaud décroche une bonne dizaine d’oranges et de mandarines des arbres pour nous donner les vitamines et l’énergie suffisantes pour quitter le niveau de la mer et grimper de plus en plus haut vers le soleil dans l’espoir de s’en approcher !
Mais quelle ne fût pas notre surprise au col, après plusieurs heures d'effort, lorsque nous découvrons 750 m plus bas la mer et une vue inquiétante sur la grosse masse de nuages noirs qui en quelques minutes allaient entièrement nous phagocyter.
Sans le savoir, nous roulons alors sur les parois escarpées d’un incroyable littoral où routes, maisons et citronniers sont accrochés à la paroi abrupte. Dans cette espace réduit par la verticalité de la falaise, les habitants ont pour moyens de locomotion des minis voitures toutes éraflées et cabossées ou des scooters. Les parkings sont suspendus dans le vide. De quoi nous donner le vertige. Figuier et village accrochés à la paroi de la côte amalfitéenne
Citronniers en terrasse
A Amalfi, entre deux averses!
Nous n’avons trouvé aucune carte de la région et celle que nous possédons présente une échelle beaucoup trop grande pour repérer convenablement notre futur parcours. C’est ainsi que nous nous sommes embarqués sur des routes traversant une succession de chaînes de montagnes. Les sommets enneigés et les pancartes indiquant des stations de ski nous laissent augurer de l’altitude élevée des montagnes avoisinantes. Nous avançons lentement dans une région certes intéressante mais bien trop difficile pour de pauvres petits escargots qui transportent leur maison !
Recherche d'un emplacement pour passer la nuit
Ayant oubliés que nous sommes dimanche, bien évidement, aucun marchands n’a ouvert ses portes aujourd'hui. Les crocs au ventre nous sommes alors heureux de trouver dans le village un bar qui nous fera griller des panini.
Il n’y a plus de circulation sur cette petite route. Loin de nous inquiéter de la situation, nous descendons allègrement la pente après avoir passé 3 heures à grimper. Soudain, une pancarte en travers du chemin signale que toute circulation est interdite. Au dernier croisement, il y a plusieurs kilomètres de cela, nous n’avions vu aucune indication. Nous continuons à descendre car il nous est moralement impensable de remonter. D’un coup, de gros blocs de pierres barrent la route. Crispés, nous jugeons vite de la situation : « Ca passe ! ». Un espace aussi large que la remorque sera tout juste suffisant pour nous laisser l’opportunité de dévaler jusque dans la vallée et de bivouaquer parmi les oliviers.
Village perché du sud italien
En traversant la ville de Potenza à midi, je vois sur une pancarte qu’il y a un grand parc de jeux à droite. Nous dévions pour offrir un bon moment aux filles. Manque de chance, le complexe est fermé jusqu’à 17 h. Avant de remonter sur selle, le directeur nous interpelle et nous offre la possibilité d’y entrer et de laisser nos enfants jouer. Un grande structure de jeux à elles toutes seules : elles sont ravies! Tout cela, bien sûr, grâce aux vélos ! En voiture, cela ne se serait jamais produit.
Le soleil revenu, les italiens semblent plus détendus. Les coups de klaxons sont accompagnés d’une salutation alors qu’au préalable ils signifiaient plutôt : « Pousse-toi, j’arrive ! ». Notre chargement les intrigue. Un vieux monsieur nous questionne : « Mais où est votre maison ? » ; « c’est notre tente ! » répondons-nous ; « mais il n’y a pas de camping ici et après c’est que de la campagne, il n’y a rien ! » ; « tant mieux, c’est ce que nous voulons pour planter notre tente ! ». Le vieil homme secoue la tête et tourne les talons en haussant les épaules. Pense-t-il alors que nous sommes fous ou bien que nous nous moquons de lui ? Toujours est-il que nous aurons plusieurs fois posé pied dans de beaux endroits pour bivouaquer. Chacun vaquent alors à ses occupations. Noémie grimpe aux arbres. Romane joue avec des cailloux et du sable. Arnaud, monte la tente. Je déballe les affaires de la remorque.
Menu du soir : pâtes, sauce tomates et parmesan
La nature qui nous avait laissé aucun répit ses derniers jours veut se faire pardonner et nous offre enfin de douces soirées printanières. Regarder une dernière fois les étoiles scintiller avant de se blottir dans son sac de couchage et attendre que les oiseaux entament leurs chants matinaux en harmonie avec les premières lueurs pour se réveiller délicatement. Voici ce que nous appelons le bonheur simple.
Ravis d’avoir ingéré un stock de sucres lents tous les soirs en testant tortellini, fusili et autres pâtes italiennes, nous ne serons pas mécontents de goûter à de nouvelles habitudes alimentaires en changeant de pays.
Tétines de Mozzarella
Nous quittons le port de Bari pour rejoindre Patras.
« Arriverderchi Italia ! » et « Kalimera » la Grèce