voyages d'aventure au plus près de la nature. Itinérance à pied, à vélo, en tandem...avec des enfants
Il y a déjà tellement de choses à raconter en 8 jours qu’il est difficile de faire un résumé. Je vais simplement me centrer sur une journée pour vous donner une idée de ce que l’on vit.
On avait décidé de quitter Rabat et la côte atlantique pour aller vers les montagnes. Dès la sortie de la ville, une voiture s’arrête sur le bas côté et l’homme nous fait signe de stopper. Il veut nous inviter pour manger le couscous à midi. Nous refusons étant donné que nous venons tout juste de commencer à pédaler. Cet ancien cycliste marocain nous donne des conseils diététiques et d’hydratation et nous souhaite ensuite bonne route en nous donnant le numéro de téléphone de son fils qui pourra nous venir en aide dans le sud du pays en cas de besoin.
On grimpe ensuite un long moment et déjà nous avons très chaud, même vêtus d’un simple tee-shirt ! A midi on fait des pauses dans les champs de fleurs ce qui occupe très bien les petites et les bouquets qu’elles récoltent décorent joliment mon guidon. Quelques tomates et oranges, des boîtes d e sardines, deux, trois dattes et c’est reparti pour l’après-midi.
Les filles piquent vite du nez et notre convoi devient plus silencieux.
La route descend en dessinant de grandes courbes. Une voiture me coupe la trajectoire en se rabattant et c’est la chute ! Le vélo et la remorque glissent sur plusieurs mètres. Quant à moi, je me relève rapidement en serrant les dents pour ne pas effrayer les petites. Je ressens de grosses douleurs au niveau des mains et du mollet droit. Je m’en sors avec d’énormes bleus et un coude légèrement ouvert. A ce moment une voiture s’arrête. Le conducteur avait fait demi-tour pour voir si nous avions besoin d’aide. Soucieux de notre bien-être, il appela un ami dans le prochain village chez lequel nous pourrions être hébergés. Et nous voici confiés à des personnes de confiance qui possèdent une petite ferme où ils cultivent principalement du blé et des olives.
Il n’y a pas de salle de bain et les toilettes turques ne possèdent pas de chasse d’eau, tout se fait à partir d’un petit robinet d’eau froide.
Romane s’applique à manger et boire comme les grands et de toute façon ici on utilise plutôt les mains pour manger dans le plat commun. Mais la cuisine souvent grasse ou en sauce ne fait pas de cadeau à l’unique pull qu’elle possède. De plus, du haut de ses 2 ans, elle aime encore beaucoup jouer par terre, peu importe si c’est sur le trottoir, entre les ordures ou dans les prés clairsemés de plantes à épines ! Mais, tout le monde est toujours en pleine forme et la turista n’a encore atteint personne !
Noémie se pose des fois des questions sur l’environnement dans lequel elle est plongée : « Mais pourquoi ils n’ont pas d’eau chaude ? », « Pourquoi ils suspendent la viande comme ça dehors ? », « pourquoi il n’y a que des messieurs qui boivent et mangent ici ? », etc. Une autre culture, une autre religion, un autre monde qui se dévoile à elle.
Nous découvrons donc un Maroc hors des sentiers touristiques, la vie de ces habitants. D'ailleurs nous sommes toujours les seuls étrangers là où nous passons.
Nous partons vers les montagnes du Moyen Atlas. A bientôt