voyages d'aventure au plus près de la nature. Itinérance à pied, à vélo, en tandem...avec des enfants
En demandant notre chemin à un jeune au bord de la route
Le soleil brille chaque jour et nous avons déjà la marque de nos tee-shirts sur les bras ! Bien que chaque matin au réveil, le thermomètre indique 12 ou 13 degrés, il fait bon durant la journée. On passe donc vite du bonnet aux manches courtes !
Le voyage a bel et bien commencé et nous savourons tous ces changements qui touchent nos cinq sens. ..
Nous avons choisi de longer la côte pour ne pas débuter avec trop de dénivelés ni avec des températures trop froides en montagne actuellement. Nous dormons dans de petits hôtels rudimentaires avec juste deux lits à se partager dans une petite chambre ou bien chez l'habitant. Les filles se sont vite habituées à dormir tête bèche dans un petit lit et à changer tous les jours d’endroit. Elles goûtent à tous les plats : tagines, sardines et soupes marocaines et aussi aux bons fruits récoltés surplace : oranges, mandarines, fraises et dattes.
Au marché de Larache
Elles appréhendent encore un peu les gens qui viennent naturellement vers elles pour leur faire des bisous mais sont bien contentes lorsqu’une personne leur offre un fruit ou une petite pâtisserie par gentillesse. Pour cela, pas besoin de savoir dire merci en arabe, un sourire suffit.
Dans la remorque, ce qu’elles aiment le plus pour l’instant, c’est jouer de l’harmonica et de la flûte. Du coup, cela fait une joyeuse équipée sur la route qui fait sourire les passants. Mais bien entendu, elles se chamaillent aussi, ni plus, ni moins qu’à la maison !
Quant à nous, nous retrouvons nos vieilles habitudes de cyclos-voyageurs avec du temps en moins pour souffler. Car, avec les petites tout va plus vite. Dès l’arrêt des vélos, elles ont repérer le truc qui servira de jeu et sautent déjà de la remorque sans se poser de questions. Cela, malgré le fait que nous ne savons pas encore ni où dormir ni où manger et que nous n’avons plus rien dans les bidons pour boire ! Mais finalement, les voir rires et jouer entre les passants en djellabas nous fait parfois oublier nos soucis d'intendance. On trouvera bien à manger plus tard !
IUn soir, il nous est arrivé de ne pas savoir du tout où dormir, alors nous avons bifurqué dans un petit village où les habitants travaillent quasiment tous sous serre, dans les plantations de bananes. Nous demandons à trouver une épicerie pour s’approvisionner en nourriture et entre deux chemins de sable jonchés de détritus, un homme nous demande de le suivre. Nous étions loin d’imaginer qu’il nous accueillerait chez lui comme si nous étions des rois. Entre ces quatre murs d’agglos, vit une famille au grand cœur. Non seulement nous avons eu une pièce pour dormir mais en plus, ils nous ont offerts copieusement à manger. Nous avons tenté de communiquer ensemble en mélangeant quelques mots d’arabe, d’espagnol et de français. Eux ne parlaient pas du tout français mais Mourad le frère, qui revenait pour quinze jours d’Espagne où il travaille dans les cultures de tomates, baragouinait quelques mots catalans. De toute façon, les paroles étaient remplacées par les sourires et même les larmes au moment de se quitter…Que dire, à part le fait que dans la saleté et la précarité, ces êtres brillent par leur gentillesse et leur générosité.
Petit déjeuner chez l'habitant : crèpes locales, galette de semoule grillée, olives , poisson et thé à la menthe ou café au lait; les petites y ont eu droit aussi!
Nous sommes maintenant à Rabat, la capitale. L’entrée dans la ville, entre tramways, bus, voitures, motos, piétons, ne fut pas évidente. Nous nous imposons à coup de bras à droite ou gauche et tentons d’esquisser encore un sourire à ceux qui nous souhaitent bienvenue au Maroc ou bonne chance !
En pleine ville, à Kénitra, des cigognes font un petit clin d'oeil à l'alsacienne de passage!